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Exposition thématique
13 décembre 2023 – 1 janvier 2026, Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, Marseille
Les fonds historiques du Musée national des arts et traditions populaires, les collections européennes du Musée de l’Homme et celles acquises depuis le début des années 2000...

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Un air de famille
Hervé Di Rosa
12 mars 2025 – 1 septembre 2025, Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, Marseille
"Trois panneaux sculptés d’Hervé Di Rosa, réalisés sur les hauts plateaux de l’Amadoua, dans la région du Noun, à l’ouest du Cameroun, côtoient ainsi un sujet de manège forain en forme de poisson. Plus loin, une échelle faite de jougs de bœuf collectés dans les régions de France par les ethnographes du musée semble s’échapper (ou donner des ailes ?) à une vache en résine peinte par l’artiste... "

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Inventions et représentations
Exposition thématique
5 juin 2024 – 1 janvier 2025, Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, Marseille
""Méditerranées – Épisode 1" interroge la manière dont se sont formés et diffusés les imaginaires de la Méditerranée et notamment le rôle des musées, en découvrant comment l’histoire des arts et l’ethnologie ont contribué à créer des "images" de la Méditerranée, toutes relatives et toutes construites"

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Amazighes
Communauté dépositaire des rites
30 avril 2025 – 30 novembre 2025, Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, Marseille
"Dans le monde amazigh, toute action de parure est associée à une signification d’appartenance, de protection et d’éternel retour. L’action de parer, orner, recouvrir, décorer, renvoie à un statut, à l’identité d’un groupe. La parure, le tissage ou la céramique, loin d’être accessoires, sont essentiels et constituent une sorte de filtre physique ou magique, un dispositif total de protection du corps, de l’espace domestique et plus largement de l’espace social global. "

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Lieux

Artistes

Edito
Expositions
Filtrer les expositions selon un regard subjectif :


Les champs de blés mauves et les prés rouge sang
Le tronc des arbres bleu le feuillage ocre ou brun
Les agneaux verts les chèvres jaunes et les vaches argentées
Le ruisseau de mercure et la mare de plomb
La ferme en sucre roux l’étable en chocolat
Pourquoi pas pourquoi pas pourquoi pas pourquoi pas

Raymond Queneau, Apprendre à voir, Battre la campagne (1968)

Regarder...
15 secondes, c’est le temps que, statistiquement, les visiteurs d’un musée accordent à une œuvre.

Un délai qui peut sembler un peu bref pour une expérience qui sollicite la sensibilité, les savoirs, la sagacité, l’imaginaire…

Car regarder une œuvre, c’est en déterminer le thème, le genre, le style ;
Identifier le récit, l’action, les personnages ; s’interroger sur les postures, la gestuelle, l’expression des visages et le jeu des regards ;
Décoder les signes, symboles et allégories ;
Discerner les références iconographiques, les conventions culturelles et les significations historiques ;
Analyser la composition, le regroupement des formes, les lignes de force, le cadrage ; examiner la facture, le geste de l’artiste, la qualité de la matière picturale ;
Contempler la lumière, les jeux de clair-obscur, la maîtrise des couleurs, le rendu des matières ;
Considérer sa valeur symbolique, le prestige social, culturel, intellectuel dont jouissent ses possesseurs ;
S’interroger sur les intentions de l’artiste et les ambitions de ses commanditaires…

Combien de temps faut-il pour adopter ces multiples points de vue et répondre à ces questions ? 10, 20, 60 secondes, un quart d’heure, une journée ?

Toute œuvre est un carrefour où se rencontrent des réalités hétérogènes.

Objet matériel ou virtuel ;
Expression d’un récit politique, mythologique ou sacré ;
Manifestation d’une culture ;
Témoin d’une époque et de ses valeurs ;
Accomplissement d’un savoir-faire technique ;
Résultat de choix esthétiques et formels ;
Support de connaissances et d’interprétations ;
Objet de désir, de fascination ou de rejet ;
Marque de prestige, de distinction ou de pouvoir ;
Matérialisation d’une pensée, d’une croyance ou d’une vision du monde ;
Source d’émotions, de souvenirs et d’associations ;
Marchandise, patrimoine ou placement financier…

Chacune de ces dimensions influence la manière dont nous percevons et comprenons l’œuvre. Cette perception se transforme continuellement à mesure que nous la regardons, découvrons de nouvelles informations, approfondissons notre réflexion ou remettons en question nos certitudes.

Commence ainsi le chemin sans fin d’une œuvre dans nos esprits.

Chaque découverte éclaire l’ensemble de l’œuvre, qui nous conduit alors à réexaminer ses détails sous un jour nouveau. Ce va-et-vient permanent entre les parties et le tout nourrit une interprétation toujours renouvelée.

Un chemin sans fin, où l’œuvre elle-même nous invite à produire de nouveaux sens et à formuler de nouvelles interrogations.

À repenser ses contextes.

À remettre en cause nos connaissances.

À regarder toujours plus précisément ses détails…

Alors, combien de temps ?

Qui sait ?

Pour une œuvre d’art, une vie n’y suffira peut-être pas.


Pour aller plus loin...