Minimal
8 octobre 2025 – 19 janvier 2026, Bourse de Commerce, Paris
Minimal présente une sélection d’œuvres minimalistes provenant de la Collection Pinault. L’exposition offre un aperçu des différentes formes que le minimalisme a prises depuis les années 1960.

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Corps et âmes
5 mars 2025 – 25 août 2025, Bourse de Commerce, Paris
Dans les courbes matricielles de la Bourse de Commerce, en un écho à la ronde des corps habitant le vaste panorama peint ceinturant le dôme de verre du bâtiment, l’exposition “Corps et âmes“ sonde, à travers les œuvres d’une quarantaine d’artistes de la Collection Pinault, la prégnance du corps dans la pensée contemporaine...

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Arte Povera
9 octobre 2024 – 20 janvier 2025, Bourse de Commerce, Paris
L’expression "Arte Povera" est utilisée pour la première fois en septembre 1967 par Germano Celant pour intituler une exposition présentée à Gênes. Les acteurs de Arte Povera, refusant de se prêter au jeu de l’assignation d’une identité rejettent la qualification de mouvement, pour lui préférer celle d’attitude. Être un artiste Arte Povera, c’est adopter un comportement qui consiste à défier l’industrie culturelle et plus largement la société de consommation, selon une stratégie pensée sur le modèle de la guérilla… Bienvenue à la Bourse du Commerce !

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Le monde comme il va
20 mars 2024 – 2 septembre 2024, Bourse de Commerce, Paris
Après l'ode à la dé-création et la dénonciation de la marchandisation du monde de l'exposition précédente, "avant l'orage", retour aux vraies valeurs : " une exposition mettant en lumière la passion et l'engagement de François Pinault pour l’art contemporain" !

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Avant l'Orage
8 février 2023 – 11 septembre 2023, Bourse de Commerce, Paris
Pinault collection, engagé depuis quelque temps dans une opération majeure d'art-washing, enrégimente les œuvres de sa collection sous les bannières, pêle-mêle, de la lutte contre le dérèglement climatique, de la condamnation de la colonisation européenne, de la dénonciation de la marchandisation et de la globalisation ! Le clou de cette exposition est sans conteste le discours curatorial et les immenses cartels qui accompagnent les œuvres, odes puissantes d’Emma Lavigne, commissaire de l’exposition et directrice générale de Pinault Collection, à la dé-création dans un monde dévasté par l’homme et sa quête absurde de progrès et d’abondance ! Une alliance du progressisme et du mercantilisme dans le vent de l'époque.

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David Hammons
19 mai 2021 – 31 décembre 2021, Bourse de Commerce, Paris
L'œuvre intransigente d'un artiste politique, radical et lucide, mêlant minimalisme et culture afro-américaine !

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Lieu

Artistes

Edito
Regarder...
15 secondes, c’est le temps que statistiquement les visiteurs d’un musée accordent à une œuvre.

Un délai qui peut sembler un peu bref pour une expérience qui sollicite la sensibilité, les savoirs, la sagacité, l’imaginaire…

Car regarder une œuvre, c’est en déterminer le thème, le genre, le style ; identifier le récit, l’action, les personnages ; s’interroger sur les postures, la gestuelle, l’expression des visages et le jeu des regards ; décoder les signes, symboles et allégories ; discerner les références iconographiques, les conventions culturelles et les significations historiques ; analyser la composition, le regroupement des formes, les lignes de force, le cadrage ; examiner la facture, le geste de l’artiste, la qualité de la matière picturale ; contempler la lumière, les jeux de clair-obscur, la maîtrise des couleurs, le rendu des matières ; considérer sa valeur symbolique, les prestiges social, culturel, intellectuel dont jouissent ses possesseurs ; s’interroger sur les intentions de l’artiste et les ambitions de ses commanditaires…

Combien de temps faut-il pour adopter ces multiples de points de vue ? 10, 20, 60 secondes, un quart d’heure, une journée ?

... vivre.
Toute œuvre est une combinaison de multiples dimensions : objet matériel, ou virtuel ; expression d’un récit politique, mythologique, sacré ; manifestation d’une culture ; produit d’une époque ; accomplissement d’un savoir-faire technique ; sujet de désirs ; marque de vanité ; matérialisation d’une pensée ; placement financier…

Chacune de ces facettes influence la manière dont nous percevons et comprenons l’œuvre. Cette perception en constante évolution au fur et à mesure où nous la regardons, où nous découvrons de nouvelles informations, où nous approfondissons notre réflexion et où nous remettons en question nos idées préconçues, nous ouvre de nouvelles perspectives, modifie continuellement notre perception de l’œuvre.

Commence ainsi le chemin sans fin d’une œuvre dans nos esprits.

Chaque nouvelle découverte d’un aspect ou d’un détail enrichit notre perception globale, qui, à son tour, nous incite à revisiter les détails sous une lumière nouvelle. Ce cercle herméneutique nous engage dans une dynamique d’interprétation vivante, toujours en expansion, en approfondissement. Un chemin sans fin, où l'œuvre nous incite à lui découvrir de nouveaux sens et à formuler de nouvelles interrogations.

À repenser ses contextes.

À remettre en cause nos connaissances.

À regarder toujours plus précisément ses détails…
Alors, combien de temps ?

Qui sait ?

Pour une œuvre d’art, une vie n’y suffira pas.


Pour aller plus loin...