Soupe au pistou
Soupe au pistou
Ingrédients
- 2 courgettes
- 2 pommes de terre
- 2 carottes
- 2 tomates
- 200 g de haricots verts
- 200 g de haricots blancs cuits
- 100 g de petites pâtes (coquillettes, coudes ou langues d'oiseau)
- 2 litres d'eau
- Sel, poivre
- 1 gros bouquet de basilic
- 2 gousses d'ail
- 6 cuillères à soupe d'huile d'olive
- 50 g de parmesan râpé (facultatif)
Équipement minimal
- Une grande marmite
- Un mortier ou un mixeur
Préparation
- Éplucher les pommes de terre et les carottes puis les couper en petits dés.
- Couper les courgettes et les tomates en morceaux.
- Mettre tous les légumes dans une grande marmite avec l'eau.
- Saler légèrement et porter à ébullition.
- Laisser cuire à petits frémissements pendant environ 45 minutes.
- Ajouter les haricots blancs et les pâtes.
- Poursuivre la cuisson 10 à 12 minutes, jusqu'à ce que les pâtes soient tendres.
- Pendant ce temps, préparer le pistou en écrasant l'ail et le basilic puis en incorporant progressivement l'huile d'olive. Ajouter le parmesan si désiré.
- Hors du feu, incorporer le pistou à la soupe et mélanger.
- Servir immédiatement.
La recette fonctionne parfaitement avec des légumes surgelés. Les courgettes, les haricots verts ou les légumes pour minestrone permettent de préparer une soupe au pistou en toute saison avec très peu de préparation.
Accompagnements
- Pain de campagne grillé.
- Parmesan râpé.
- Olives noires de Provence.
- Anchois à l'huile.
- Salade de tomates au basilic.
Vins
- Côtes-de-Provence blanc : frais et floral.
- Cassis blanc : notes d'agrumes et de garrigue.
- Vermentino : minéral et légèrement fruité.
- Rosé de Provence.
- Tavel servi frais.
- Un jeune Côtes-du-Rhône peu tannique.
- Un rouge léger de Provence.
Variantes
- Ajouter des fèves fraîches ou surgelées.
- Remplacer les haricots blancs par des haricots rouges.
- Ajouter quelques dés de courge à l'automne.
- Incorporer du parmesan directement dans la soupe.
Un parfum de basilic
Jean Siméon Chardin, Le Bocal d'olives, huile sur toile, 1760.
La soupe au pistou appartient à la grande famille des soupes paysannes méditerranéennes. Comme le minestrone italien, elle rassemble les légumes disponibles dans les jardins au cours de l'été. Longtemps, elle fut le repas quotidien de nombreuses familles provençales, préparée avec les récoltes du potager et enrichie de quelques haricots secs conservés de la saison précédente.
Le mot pistou vient du provençal pistar, qui signifie piler ou écraser. Il désigne la préparation obtenue en écrasant ensemble ail et basilic dans un mortier. Contrairement au pesto ligure, son proche cousin italien, le pistou traditionnel ne contient ni pignons ni fromage.
L'histoire du basilic raconte à elle seule celle de la Méditerranée. Originaire d'Asie tropicale, la plante a voyagé pendant des siècles le long des routes commerciales avant de devenir l'un des symboles des cuisines du sud de l'Europe. Son parfum accompagne aujourd'hui aussi bien les sauces italiennes que les soupes provençales.
La soupe au pistou rappelle enfin qu'une grande partie de la cuisine méditerranéenne est née de la nécessité d'utiliser au mieux les ressources disponibles. Derrière ce plat simple se cachent des siècles d'agriculture, d'échanges et de savoir-faire transmis de génération en génération.