Matisse, 1941-1954
Henri Matisse
24 mars 2026 – 26 juillet 2026, Grand Palais, Paris
La puissance libératrice de la couleur au service d’un langage pictural où la simplification des formes devient une conquête. Elle ouvre un espace de pure intensité visuelle, où couleur et ligne, réduites à l’essentiel, agissent de concert.

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Niki, Jean, Pontus
Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely, Pontus Hulten
26 juin 2025 – 10 janvier 2026, Grand Palais, Paris
Un feu d’artifice mécanique, colorée, libre — à l’image des œuvres Niki de Saint Phalle et de Jean Tinguely

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The Soul Trembles
Chiharu Shiota
11 décembre 2024 – 19 mars 2025, Grand Palais, Paris
Née à Osaka en 1972, Chiharu Shiota vit à Berlin depuis 1999. Formée à la peinture à Kyoto, puis en résidence en Australie, elle rejoint ensuite l’atelier de Marina Abramović, qui l’oriente vers la performance et l’art corporel. Rapidement, Shiota ressent une limite dans la peinture traditionnelle...

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Greco
Le Greco
16 octobre 2019 – 10 février 2020, Grand Palais, Paris
Jeux de lumières et de couleurs, variations infinie des effets, des compositions et des cadrages...

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Sculpter le temps
Bill Viola
5 mars 2014 – 21 juillet 2014, Grand Palais, Paris
Peinture religieuse, voyage spirituel, Mystères ? "Il n’y a pas de réponse à la vie ou à la mort. On doit en faire l’expérience, les approcher et les étudier, mais sans réponse au final." Bill Viola

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Lieux

Artistes

Edito
Expositions
Filtrer les expositions selon un regard subjectif :


Les champs de blés mauves et les prés rouge sang
Le tronc des arbres bleu le feuillage ocre ou brun
Les agneaux verts les chèvres jaunes et les vaches argentées
Le ruisseau de mercure et la mare de plomb
La ferme en sucre roux l’étable en chocolat
Pourquoi pas pourquoi pas pourquoi pas pourquoi pas

Raymond Queneau, Apprendre à voir, Battre la campagne (1968)

Regarder...
15 secondes, c’est le temps que, statistiquement, les visiteurs d’un musée accordent à une œuvre.

Un délai qui peut sembler un peu bref pour une expérience qui sollicite la sensibilité, les savoirs, la sagacité, l’imaginaire…

Car regarder une œuvre, c’est en déterminer le thème, le genre, le style ;
Identifier le récit, l’action, les personnages ; s’interroger sur les postures, la gestuelle, l’expression des visages et le jeu des regards ;
Décoder les signes, symboles et allégories ;
Discerner les références iconographiques, les conventions culturelles et les significations historiques ;
Analyser la composition, le regroupement des formes, les lignes de force, le cadrage ; examiner la facture, le geste de l’artiste, la qualité de la matière picturale ;
Contempler la lumière, les jeux de clair-obscur, la maîtrise des couleurs, le rendu des matières ;
Considérer sa valeur symbolique, le prestige social, culturel, intellectuel dont jouissent ses possesseurs ;
S’interroger sur les intentions de l’artiste et les ambitions de ses commanditaires…

Combien de temps faut-il pour adopter ces multiples points de vue et répondre à ces questions ? 10, 20, 60 secondes, un quart d’heure, une journée ?

Toute œuvre est un carrefour où se rencontrent des réalités hétérogènes.

Objet matériel ou virtuel ;
Expression d’un récit politique, mythologique ou sacré ;
Manifestation d’une culture ;
Témoin d’une époque et de ses valeurs ;
Accomplissement d’un savoir-faire technique ;
Résultat de choix esthétiques et formels ;
Support de connaissances et d’interprétations ;
Objet de désir, de fascination ou de rejet ;
Marque de prestige, de distinction ou de pouvoir ;
Matérialisation d’une pensée, d’une croyance ou d’une vision du monde ;
Source d’émotions, de souvenirs et d’associations ;
Marchandise, patrimoine ou placement financier…

Chacune de ces dimensions influence la manière dont nous percevons et comprenons l’œuvre. Cette perception se transforme continuellement à mesure que nous la regardons, découvrons de nouvelles informations, approfondissons notre réflexion ou remettons en question nos certitudes.

Commence ainsi le chemin sans fin d’une œuvre dans nos esprits.

Chaque découverte éclaire l’ensemble de l’œuvre, qui nous conduit alors à réexaminer ses détails sous un jour nouveau. Ce va-et-vient permanent entre les parties et le tout nourrit une interprétation toujours renouvelée.

Un chemin sans fin, où l’œuvre elle-même nous invite à produire de nouveaux sens et à formuler de nouvelles interrogations.

À repenser ses contextes.

À remettre en cause nos connaissances.

À regarder toujours plus précisément ses détails…

Alors, combien de temps ?

Qui sait ?

Pour une œuvre d’art, une vie n’y suffira peut-être pas.


Pour aller plus loin...